Informatique et langue étrangère obligatoires pour le brevet

Informatique et langue étrangère obligatoires pour le brevet

Evaluation en informatique et en langue étrangère : l’édition 2008 du diplôme national du brevet fait l’objet de deux modifications majeures pour s’adapter à la loi d’orientation du 23 avril 2005 sur l’avenir de l’école. Cette loi prévoit que tout élève doit maîtriser une liste définie de connaissances et de compétences (dite socle commun) à l’issue de la scolarité obligatoire.

Première nouveauté, l’obtention du brevet informatique et Internet (B2I) devient obligatoire. Il n’existait jusqu’à maintenant que dans une partie des collèges. En début de troisième, chaque élève a reçu normalement cette année une "feuille de position" avec une liste de compétences à acquérir : organiser des traitements numériques à l’aide d’un tableur, se documenter en utilisant un navigateur et un moteur de recherche, organiser son espace de travail, etc. Ces acquisitions feront l’objet d’une évaluation continue par les enseignants tout au long de l’année. Dans la pratique, ce sont le plus souvent les professeurs de technologie qui valideront les compétences des élèves.

Deuxième nouveauté, l’élève, pour décrocher le brevet, doit avoir un niveau minimum dans une langue étrangère. Il pourra choisir sa première ou sa deuxième langue, car le niveau retenu pour cette évaluation correspondra à deux années d’enseignement.

LES PRÉMICES D’UNE RÉFORME

Pour le reste, les choses ne changent pas : contrôle continu pour l’ensemble des matières enseignées en troisième, y compris la note de vie scolaire, et épreuves terminales en histoire-géographie, français et mathématiques.

"Certains établissements ne disposent pas d’un équipement informatique suffisant ou d’enseignants suffisamment formés pour faire passer le brevet informatique et Internet", critique Bruno Mer, du SNES, le principal syndicat des enseignants du second degré.

A la direction générale de l’enseignement scolaire, on précise qu’il sera tenu compte, lors de la délivrance du brevet, de ces situations. "Si l’élève n’a pas pu être formé en raison de carences dues à l’administration, le jury en tiendra compte", assure-t-on. Par ailleurs, poursuit le SNES, "certaines compétences prévues pour obtenir le brevet informatique sont invérifiables par les professeurs". Exemple : celle qui prévoit que l’élève protège sa vie privée en ne donnant sur Internet des renseignements le concernant qu’avec l’accord de son responsable légal.

Le syndicat conteste également le niveau retenu pour l’évaluation en langues qu’il juge insuffisant et non conforme aux exigences du socle commun pour la première langue vivante.

Ces premiers changements apparaissent comme les prémices d’une réforme de fond du brevet qui devrait entrer en vigueur à la session 2010. Le futur brevet devra alors évaluer la maîtrise des compétences et des connaissances du socle commun. Cela suppose une révision de l’ensemble des programmes. En 2007, ceux de mathémathiques, de sciences physiques, de sciences de la vie et de la terre et de langues vivantes ont été revus. Les matières restantes devraient l’être d’ici à l’été 2008.

Le Monde lundi 15 octobre

mis en ligne le jeudi 18 octobre 2007
par ML



  
BRÈVES

Free counter and web stats