Robien : carte scolaire a "un petit côté privatif de liberté", à "assouplir"

Le ministre de l’Education nationale Gilles de Robien a estimé lundi, lors d’une visite au lycée Hoche de Versailles pour la rentrée scolaire, que la carte scolaire avait "un petit côté privatif de liberté, qu’il faut, le cas échéant, assouplir".

"La carte scolaire a des avantages et des inconvénients : elle enferme des bons élèves en ne leur laissant pas le choix de toutes les filières", a-t-il expliqué devant la presse après avoir rencontré deux élèves venus de ZEP, inscrits en seconde au prestigieux lycée versaillais, précisément grâce à une nouvelle autorisation légale de déroger à la carte scolaire.

"Je sens de façon intuitive qu’il y a des choses à faire dans ce domaine mais ça suppose une belle concertation avec les partenaires sociaux et beaucoup d’écoute", a-t-il ajouté, en précisant qu’il ne s’était pas fixé d’échéancier.

"Plutôt que d’ouvrir le débat, il faut déjà réfléchir à comment assouplir la carte scolaire", a insisté le ministre.

Juste avant, il avait souligné "l’expérience de desserrement de la carte scolaire" qu’il mène, en autorisant les élèves de 3e scolarisés dans un des 249 collèges ambition réussite (les plus difficiles), ayant obtenu la mention très bien au brevet, à s’inscrire dans le lycée de leur choix. "Exit pour eux la carte scolaire !", s’est exclamé le ministre devant les élèves de seconde qui accueillaient Fahd et Khalid, venus de Mantes-la-Jolie.

Sur 244 élèves remplissant ces conditions, 27 ont utilisé ce dispositif cette année, soit 12%, a détaillé M. de Robien.

"Ca va bien se passer", a commenté, un peu stressé, Khalid, en posant pour les photographes avec le ministre. "Ca va m’apporter un bon dossier pour faire de bonnes études et avoir de bons diplômes", a expliqué Fahd.

mis en ligne le lundi 4 septembre 2006
par ML



  
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