Robien veut éviter la "co-responsabilité" de la violence au collège ou lycée

Le ministre de l’Education nationale Gilles de Robien a estimé dimanche sur Europe 1 qu’"on prendrait la co-responsabilité" des violences en ne demandant pas la présence d’un policier plusieurs fois par semaine dans "certains établissements".

"Dans certains établissements où il peut y avoir une tension particulièrement forte, où on pressent que ça pourrait déboucher sur de la violence, ne pas demander à un policier ou un gendarme de venir, une fois, trois fois par semaine, pour faire le point avec l’équipe pédagogique, pour peut-être faire un petit entretien avec l’un ou l’autre, serait prendre la co-responsabilité de la violence qui risquerait de s’établir", a déclaré le ministre.

"Il n’y a pas de recrudescence (de la violence) dans les collèges au niveau du nombre mais il y a des cas bien particuliers, bien spécifiques", a-t-il précisé, citant "des agressions vis à vis des professeurs que l’on ne connaissait pas précédemment".

Jugeant ce constat "extrêmement préoccupant", il a appelé à "tirer les conséquences de tout cela et, comme la priorité c’est d’instruire, il faut mettre les conditions de sérénité suffisantes pour que l’instruction progresse".

A la suite de l’agression au couteau d’une enseignante au lycée professionnel Louis-Blériot d’Etampes (Essonne) en décembre, M. de Robien avait proposé aux chefs d’établissement qui le jugeraient utile de faire appel à un policier ou un gendarme, sous forme de permanences plusieurs fois par semaine à l’intérieur de l’enceinte scolaire.

mis en ligne le lundi 22 mai 2006
par ML



  
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