Le conseil supérieur de l’Education rejette l’apprentissage à 14 ans

Le conseil supérieur de l’Education (CSE), instance consultative mais représentative des acteurs de l’Education, a rejeté les projets de décrets d’application instaurant l’apprentissage à 14 ans et le contrat de responsabilité parentale, a-t-on appris de sources syndicales.

Les deux mesures étaient incluses dans la loi sur l’Egalité des chances.

L’apprentissage à 14 ans, autrement surnommé "apprentissage junior", a été rejeté par 38 voix contre (10 pour et 2 abstentions).

Le contrat de responsabilité parentale, qui prévoit notamment la suspension des allocations familiales en cas de récidive d’absentéisme, a été rejeté par 41 voix contre (3 pour et 7 abstentions), selon ces sources.

C’est "un message fort au gouvernement : il est grand temps pour lui de renoncer à une politique faite de mesures régressives, inefficaces et qui mettent en danger l’Education", a expliqué l’Union nationale lycéenne (UNL) dans un communiqué.

De son côté, le Snes-FSU, principal syndicat des collèges-lycées, a fustigé dans un communiqué séparé "une loi qui institutionnalise l’éviction précoce du collège" et qui "remet de fait en cause la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans". Il a estimé que les principes de volontariat des élèves et de réversibilité du choix d’orientation de l’apprentissage à 14 ans correspondaient à "de simples effets d’affichage" ou à "des leurres".

Les étudiants de l’Unef se sont élevés, de leur côté, contre "une régression éducative et un renoncement à donner à chaque jeune une formation initiale de qualité commune à tous". "Aucun élève ne doit quitter le système éducatif sans qualification, y compris les élèves rencontrant des difficultés", a rappelé le syndicat étudiant dans un communiqué.

mis en ligne le jeudi 18 mai 2006
par ML



  
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