Face au mépris, la nécessité du dialogue

Les parents s’interrogent, les parents sont inquiets.

Ils sont doublement partagés : entre la condamnation d’une violence inexcusable qui se retourne contre eux, contre les habitants de leur quartier, et la conscience du véritable désespoir qui frappe tant de jeunes, en situation de décrochage scolaire ou de chômage prolongé.

Situation d’autant plus douloureuse qu’elle reproduit, comme une fatalité, celle de ces trop nombreuses familles où le père, la mère, sont depuis trop longtemps à la recherche d’un emploi.

Le Premier ministre a beau jeu d’en appeler à la « responsabilité des familles », là où les pouvoirs publics, depuis des années, ont failli.

Les parents d’élèves ne l’ont pas attendu pour être présents et actifs -quand on voulait bien leur accorder leur place légitime- dans les écoles, les collèges et les lycées.

Spontanément, ils ont été nombreux à recourir au dialogue face aux jeunes en désarroi.

C’est un défi redoutable, lorsqu’il s’agit de tenir le discours de la raison face à des paroles et des comportements inacceptables.

La FCPE soutient leurs efforts et leur action.

Elle invite les parents d’élèves à se regrouper pour promouvoir la voie du dialogue et du débat, à rencontrer l’ensemble de la communauté éducative et des acteurs sociaux, sans passer sous silence les responsabilités qui incombent aux uns et aux autres.

Paris, le 9 novembre 2005 Contact Presse : Laurence Guillermou - Tél. : 01.43.57.16.16

mis en ligne le jeudi 10 novembre 2005
par ML



  
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