Langues vivantes : du chiffre au détriment de la qualité !

La dernière enquête de la DEP le montre : un élève sur deux seulement témoigne d’un niveau satisfaisant en compréhension orale à la fin du collège. Pour améliorer ces résultats, c’est donc avant tout le souci de la qualité qui devrait être prioritaire.

Pour le SE-UNSA, si l’Education Nationale met l’accent sur l’apprentissage des langues vivantes étrangères, l’obsession de faire du chiffre semble l’emporter sur les améliorations qualitatives.

Ainsi, le plan de rénovation des langues proposé par le ministère et l’adoption du cadre européen de référence ne s’accompagnent d’aucun effort en matière de formation et de recrutement. Pourtant, pour faire évoluer les pratiques professionnelles, le soutien pédagogique et la formation continue des enseignants font plus que les textes réglementaires et les injonctions ministérielles.

Par ailleurs, le SE-UNSA constate que dans le 1er degré, il sera impossible de disposer d’un nombre suffisant d’enseignants formés et habilités pour étendre l’apprentissage d’une langue vivante au CE1 à la rentrée 2007.

Enfin, la cohérence n’est toujours pas au rendez-vous : un élève qui commence l’apprentissage d’une langue vivante à l’école primaire n’a toujours pas l’assurance de le poursuivre l’année suivante puis au collège.

Pour le SE-UNSA, dans ce domaine de la continuité des apprentissages, comme dans celui de la diversité linguistique, la volonté du ministère est largement défaillante !

Paris, le 27 Septembre 2005

Luc BERILLE Secrétaire Général

mis en ligne le samedi 1er octobre 2005
par ML



  
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