Mieux que pire ... ou la désespérante constance

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mieux que pire ou la désespérante constance

Le budget 2006 de l’Éducation nationale s’inscrit dans une désespérante continuité. La réussite scolaire de tous les jeunes n’est décidément pas la priorité du gouvernement. Non seulement les départs en retraite soit loin d’être compensés mais, qui plus est, le ministère continue de supprimer des emplois. 1 000 créations de postes dans le premier degré (dont 200 pour une transformation d’emplois à Mayotte)... pour 50 000 élèves supplémentaire... Pas nécessaire de faire de savants calculs pour obtenir le ratio. 1 380 postes supprimés dans le second degré auxquels il faut ajouter 1 400 stagiaires en moins pour une baisse d’effectifs de 40 000 élèves... Là également inutile de faire de savants calculs. À cela il faut ajouter la suppression de 400 postes d’administratifs. Seul point un tant soit peu positif : la création de 300 postes d’infirmières.

Certes, pour le Sgen-CFDT, on peut toujours dire que ces annonces sont mieux que pire par rapport à celles évoquées au printemps dernier mais il n’est pas question de se contenter d’un tel constat. Quand on sait par ailleurs que les PPRE (programmes personnalisés de réussite éducative) devront être financés par des redéploiements, on peut bel et bien affirmer que la réussite scolaire ne constitue pas un objectif, ne serait ce que dans l’imaginaire de ce ministère.

Le ministre de l’Éducation nationale a beau écrire à tous les enseignants pour leur dire tout le bien qu’il pense d’eux... quand, dans le même temps, ces mêmes enseignants verront leurs conditions de travail se détériorer une fois de plus...

Le 28 septembre 2005

mis en ligne le samedi 1er octobre 2005
par ML



  
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