Kermesse , fête d’école

Fête à l’école

Cette fiche ne comporte pas de textes de référence, car il fait appel à des textes hors de l’Éducation Nationale. Il s’agit d’une fiche essentiellement pratique destiné à aider à l’organisation de fêtes dans l’école.

Définition

La fête de l’école est une habitude ancrée dans les moeurs, en particulier dans les communes rurales. Elle doit rester vivante, sous une forme ou une autre, même dans les villes, car c’est la « vitrine » de l’école, le moyen de faire connaître à tous les actions innovantes de l’école.

Elle peut être organisée de différentes façons :

-  La journée « portes ouvertes » : il s’agit de présenter tout ce qui a été fait dans l’école au cours de l’année : PAE, classes de nature, sorties, expositions... Tous les moyens doivent être mis en oeuvre pour montrer les actions et le dynamisme de l’école.

-  Le spectacle : il s’agit là aussi de montrer différentes activités organisées dans l’école : danses, chants, expression corporelle, théâtre, etc. Certaines prestations peuvent paraître désuettes, mais il ne faut pas oublier l’intérêt des parents pour ce genre de spectacles.

-  La kermesse : c’est la fête, au sens propre. Le but est ici la convivialité : réunir le plus grand nombre de familles et leur donner surtout l’occasion de s’amuser.

-  La fête sportive : qu’il s’agisse d’une compétition sportive particulière (cross, course cycliste,...) ou de jeux plus populaires (style « interviiles »), il s’agit aussi de réunir les familles et de les amuser, tout en montrant le dynamisme de l’école.

-  Les loteries : tombola, concours de pronostics, lotos, etc. Leur but est clair : apporter de l’argent à l’école pour financer une activité bien précise (classe de nature, sortie, etc.).

La fête de l’école peut regrouper plusieurs de ces thèmes.

LA PRATIQUE

La fête de l’école doit entraîner l’adhésion du plus grand nombre. Elle ne peut se concevoir sans la participation active de parents d’élèves, en particulier des élus du Comité des parents.

Le principal travail en sera sa préparation. Il faudra la prévoir longtemps à l’avance :

Choisir la date de la fête : la plupart des fêtes scolaires ont lieu en juin... mais c’est aussi le mois choisi par de nombreuses associations pour leurs activités. Il faut éviter que deux kermesses aient lieu le même jour ! Se renseigner auprès du Comité des fêtes de la mairie pour connaître les activités déjà prévues.

Former un Comité d’organisation : enseignants, parents, anciens élèves...

• Prévoir un support administratif : la plupart des fêtes ayant pour but de rapporter de l’argent à l’école, il faut choisir un organisme pour gérer le budget de la fête (dépenses et recettes) ce peut être la coopérative scolaire, l’association sportive de l’école, la caisse des écoles, l’association de parents d’élèves, mais, en aucun cas, le directeur de l’école sur son compte personnel. Cet organisme doit être couvert par une assurance (responsabilité civile et accidents) pour l’organisation de la fête : si l’école a souscrit un contrat d’établissement auprès de la MAIF, la coopérative scolaire est couverte pour toutes ces activités.

• Rechercher le matériel nécessaire : stands de kermesse, sonorisation, etc., auprès de la commune ou d’associations amies. • Obtenir les autorisations, en particulier fiscales :

-  Les loteries : officiellement toutes les loteries sont interdites. Sont tolérées celles ayant un but de bienfaisance et organisées par des associations à but non lucratif : les tombolas, lotos, loteries des écoles entrent dans ce cadre.

-  La buvette : seule est autorisée la vente de boissons sans alcool. Il faudra faire une demande auprès du contrôleur des contributions indirectes du secteur (licence gratuite).

-  Les produits : vendus ou offerts aux visiteurs (lots de kermesse, par exemple) : ils sont exempts de taxes s’ils proviennent de dons recueillis par les organisateurs (objets donnés pour une tombola, gâteaux faits par des parents et revendus lors de la fête).

S’il s’agit d’objets achetés, la TVA ne peut être récupérée.

-  Les spectacles sont exemptés de l’imposition des spectacles, les quatre premières manifestations annuelles organisées au profit d’associations constituées selon la Loi de 1901. Toutefois une demande d’exonération devra être adressée auprès du contrôleur des contributions indirectes.

-  Les droits d’auteurs :

En cas de représentation théâtrale, il faut demander l’autorisation à la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques) si la pièce n’est pas tombée dans le domaine public (64 ans après la mort de l’auteur).

En cas de représentation musicale, il faut contacter la représentation départementale de la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique) : les établissements scolaires bénéficient de tarifs réduits. A noter que la SACEM tolère, en général, que les kermesses (fond musical) ne soient pas assujetties au paiement de droits d’auteurs, mais que ses représentants lisent attentivement les journaux locaux afin d’y repérer les bals et soirées musicales qui ne leur ont pas été déclarés...

-  Les épreuves sportives : si elles doivent avoir lieu en dehors de l’école, sur la voie publique, l’autorisation du maire et des services de police sont nécessaires.

-  Contacter les journaux locaux afin qu’ils annoncent la fête et qu’ils la présentent dans une de leurs éditions : il est souvent aussi important que la fête de l’école soit reconnue comme une des animations importantes de la commune.

La décoration et la préparation de la fête peuvent occuper plusieurs réunions avant le jour J. Il faudra aussi prévoir d’inviter les personnalités de la région amies de l’école (lEN, maire, conseiller général, DDEN, etc.).

Il est, en règle générale, conseillé d’avertir les pompiers et les services de l’ordre (police ou gendarmerie) de l’organisation de la fête.

Après la fête, il est souhaitable d’envoyer un compte-rendu, en particulier financier, à tous ceux qui ont aidé à sa réalisation.

Source : dirlo.net

mis en ligne le jeudi 5 mai 2005
par ML



  
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