Parents, gare au mirage du « libre choix » scolaire  !

Un autre domaine où l’on a voulu introduire du “marché”, c’est celui de la carte scolaire Nicolas Sarkozy en avait fait une promesse de campagne : 
l’assouplissement de la carte scolaire, soit la possibilité laissée aux familles de s’affranchir de la sectorisation, devait “ être une mesure de justice sociale, permettant aux élèves boursiers brillants d’intégrer un bon établissement. ”.

Un dossier de l’Humanité revient sur cette question en s’appuyant sur une étude inédite du sociologue Choukri Ben Ayed sur la carte scolaire à paraître en septembre dans la Revue française de pédagogie.

Le bilan de l’assouplissement de la sectorisation est fait à travers l’analyse des résultats au brevet des collèges de milliers d’élèves qui sont allés, dès la sixième, dans un établissement hors secteur ou privé.

Conclusion : cette « mobilité scolaire » n’a pas du tout été un gage de réussite. Bien au contraire. Un élève qui a changé une fois d’établissement aura, en moyenne, un point de moins aux épreuves de maths-français du brevet des collèges. Et plus encore s’il a changé plusieurs fois d’établissements.

“ Le présupposé selon lequel la mobilité serait plus bénéfique au plan scolaire que la stabilité en ressort affaibli ”, conclut Choukri Ben Ayed.

« Le collège de secteur protège mieux de la mobilité subie, souligne le chercheur. Tandis que la migration vers un autre établissement ne s’accompagne non seulement pas d’un redressement des résultats, mais aggrave même la situation des élèves de milieux populaires puisque débouchant sur des évictions plus nombreuses.

” Au bout du compte, les enfants défavorisés qui sont restés dans le collège de secteur sont ceux qui obtiennent de meilleurs résultats au brevet par rapport à ceux qui ont tenté leur chance ailleurs.

Pour lui, les promoteurs du « libre choix » de l’école ont le tort, au fond, de trop minorer certaines conséquences de la mobilité scolaire. Comme l’allongement du temps de transport, qui fatigue les élèves et complique les rencontres parents-professeurs, ou encore, pour l’enfant, la déstabilisation liée à la perte de son réseau d’amis côtoyé en primaire.


Parents, gare au mirage du « libre choix » scolaire  !

LIRE LA SUITE

mis en ligne le vendredi 17 juin 2011
par ML



  
BRÈVES

Free counter and web stats