Absentéisme : 7.000 élèves sont retournés en cours

Le texte avait été vivement critiqué par l’opposition et la communauté éducative, et pourtant, il semble que les résultats soient au rendez-vous.

Trois mois après l’entrée en vigueur de la loi Ciotti visant à lutter contre l’absentéisme scolaire en suspendant les allocations familiales, un premier bilan a été dévoilé début mai.

Ce bilan, qui porte sur 56 départements, révèle que sur les 9.433 élèves absentéistes (au moins quatre demi-journées d’absence non justifiées en un mois) signalés par leur chef d’établissement à l’inspection d’académie, plus de 7.000 seraient retournés en classe sans que les démarches n’aillent plus loin.

Pour les 2.000 autres, un second avertissement de l’inspection académique aux parents avait été nécessaire.

Au final, cinq familles vivant en Ariège et dans l’Yonne ont réellement vu leurs allocations suspendues pour absentéisme pour l’instant. Mais seule la part d’allocations correspondant à l’enfant ayant fait l’école buissonnière leur a été retirée.

Le texte prévoit que cette somme leur sera reversée si le jeune retourne en cours sans qu’aucun problème ne soit constaté pendant un mois.

La possibilité de suspendre les allocations familiales en cas d’absentéisme était déjà inscrite dans la loi du 31 mars 2006 relative à l’égalité des chances mais elle n’avait, dans les faits, jamais été utilisée avant l’entrée en vigueur de la loi Ciotti.

La principale fédération de parents d’élèves (FCPE) estime qu’il serait plus utile de se pencher sur les causes de l’absentéisme, comme les problèmes d’orientation scolaire, plutôt que de se tourner vers les sanctions.

Par Marie Conquy

mis en ligne le vendredi 27 mai 2011
par ML



  
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