Suicide des jeunes : rapport attendu la semaine prochaine, selon Mme Bougrab

Un rap­port sur le sui­cide des jeunes et des enfants devrait être pré­senté le 3 juin et suivi de pro­po­si­tions, a annoncé jeudi la secré­taire d’Etat à la Jeunesse Jeannette Bougrab, qui se trou­vait à Arles au moment où un enfant était retrouvé pendu dans une école.

L’enfant de 11 ans est en réani­ma­tion à Marseille, et le "diag­nos­tic réservé", a pré­cisé Mme Bougrab. Selon le par­quet de Tarascon, l’enquête "part sur une thèse acci­den­telle", mais "il existe des éléments trou­blants", pou­vant lais­ser pen­ser à un suicide.

"C’est un drame", a dit à l’AFP Mme Bougrab, qui était à Arles pour une jour­née consa­crée au ser­vice civique et s’est immé­dia­te­ment ren­due à l’école, en com­pa­gnie du maire (PCF), Hervé Schiavetti, et du pré­sident (PS) de la région Paca, Michel Vauzelle.

"Personne ne peut s’imaginer ce que ça peut être avant de le voir. C’est un drame que vit une ville, et il faut pen­ser aux parents", a-t-elle confié.

"Les enfants étaient en larmes, mais le direc­teur et tout le per­son­nel étaient là pour les entou­rer", a-t-elle ajouté, rele­vant que l’institutrice était "sous le choc" et saluant "le sang-froid" des dif­fé­rents intervenants.

Selon elle, le direc­teur avait reçu l’enfant une semaine avant, "car il avait constaté qu’il n’allait pas très bien". "La pré­oc­cu­pa­tion immé­diate est (main­te­nant) l’accompagnement des enfants, qui sont sous le choc", a-t-elle souligné.

Le psy­chiatre Boris Cyrulnik, chargé en février par Mme Bougrab d’une mis­sion sur le sui­cide des jeunes et des enfants, doit rendre son rap­port le 3 juin, a-t-elle annoncé.

"Hélas, on voit sou­vent dans l’actualité de jeunes enfants qui essaient de se don­ner la mort", a-t-elle relevé, rap­pe­lant que le sui­cide consti­tuait la deuxième cause de mor­ta­lité des moins de 25 ans et que le nombre de jeunes enfants concer­nés était en hausse.

"Il y a des choses à faire", a-t-elle estimé. "Au Japon, en Finlande, ils ont pu faire bais­ser le sui­cide des enfants". "Il y a sou­vent des signes qu’on ne sait pas néces­sai­re­ment tra­duire. Souvent un geste, une parole peuvent pré­ve­nir", a-t-elle ajouté, évoquant des mesures notam­ment de for­ma­tion des équipes péda­go­giques et de pré­ven­tion au niveau de la petite enfance.

mis en ligne le samedi 28 mai 2011
par ML



  
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