La 6ème au bout du chemin

Le collège

La taille de l’établissement est plus importante au collège qu’en primaire. Alors qu’au CM2, une fois la classe repérée, les élèves n’avaient plus qu’à trouver les toilettes, la cour et la cantine, tout le collège doit devenir familier : chaque cours ayant lieu dans une classe différente (sauf quelques établissements qui proposent une seule salle de classe pour les sixièmes).

Ils devront se familiariser avec le code : les classes commençant par 100 se situent au 1er étage, 200 au 2e étage...

Et les classes sont ordonnées : la 1 se situe vers l’escalier A, la 10 vers l’escalier B, etc...

En moins de 3 jours, ils prennent leurs marques et savent très bien se diriger dans l’établissement. De toute façon, le premier jour, le professeur principal leur fera visiter l’établissement, leur fournira un plan sur lequel ils pourront retrouver, en plus des salles de classes, les bureaux des personnes importantes de l’établissement.

Les professeurs

Autant de professeurs que de matières, c’est-à-dire environ 8 à 10. Chaque enseignant a sa façon de faire, ses exigences auxquelles il conviendra de s’habituer. Les parents ont peu de contacts avec les professeurs. On ne les rencontre pas à la sortie de classe, c’est pourquoi il faut absolument se rendre aux réunions parents/professeurs ou demander un rendez-vous individuel.

Par ailleurs, les professeurs ne passant qu’au maximum 4 heures par semaine avec une classe, ils ont plus de mal à repérer les difficultés, les baisses de régime d’un enfant.

En primaire, l’enseignant passant 26 heures avec ses élèves est plus au fait des variations de concentration et l’élève lui-même pourra plus facilement communiquer avec lui. Au collège, il se confiera plus à un copain qu’à un professeur qui n’a pas forcément le temps entre les cours pour parler car lui aussi doit changer de salle.

Principal, adjoint, CPE...

En primaire, pour régler tous les problèmes, pour le paiement de la cantine... deux interlocuteurs : l’enseignant et le directeur.

Au collège, le recours au directeur, qui est appelé principal, reste très rare. Pour ce qui est du travail, on se tourne vers le professeur de la discipline ou le professeur principal. La personne à connaître est certainement le CPE : conseiller principal d’éducation. Il gère tout ce qui tourne autour de la scolarité : les absences des élèves et des professeurs, les retards, les changements de salle... On trouve aussi le gestionnaire qui s’occupe de la comptabilité, de la cantine...

Les devoirs Face à la multiplicité des profs, il y a celle des devoirs. Les enseignants proposent des exercices, des devoirs maisons... pour préparer les futurs contrôles, pour aider les élèves à comprendre et à mémoriser. Mais ce qui n’est quasiment jamais dit, c’est qu’il faut apprendre ses leçons. En tout cas, les élèves oublient très rapidement. Un exemple parmi d’autres : Élodie annonce une mauvaise note en SVT sous prétexte que « c’était un contrôle surprise », « j’avais pas appris ! ». Sa mère prend le cahier de SVT et voit en première page quelques consignes dont « J’apprends ma leçon pour chaque cours ! ». C’est quelque chose que les enfants n’ont pas l’habitude de faire dans la mesure où en primaire ils n’ont pas systématiquement accès à leur cahier. Pourtant, dans le secondaire, il faut relire, voire mieux, apprendre le cours précédent pour chaque matière du lendemain. De même, les exercices donnés à la maison permettent de s’évaluer, de vérifier que l’on a tout compris. On n’abandonne donc pas en cours de route en se disant : « C’est trop dur ». Si le prof les a donnés, c’est qu’ils doivent être réalisables (surtout au niveau de la sixième). Si vraiment on n’a rien compris et que les camarades sont dans la même situation, il faut en parler au professeur et si possible avant le contrôle : après c’est trop tard ! Ne comptez pas sur les enseignants pour corriger les devoirs à la maison : au mieux ils sont repris collectivement à l’oral en classe. Ils ne sont que très rarement ramassés. C’est à l’élève de voir s’il a bien réussi ou pas. Si ce n’est pas le cas, il doit reprendre seul ses exercices et essayer de les refaire le soir même. Ça aussi, c’est quelque chose que les enfants ont beaucoup de mal à intégrer. Toutefois, s’ils n’ont pas réussi leurs exercices, et s’ils ne les ont pas retravaillés, leur contrôle final risque de mal se passer.


Le travail scolaire À part quelques matières nouvelles, la sixième est une révision générale du primaire. On n’y apprend pas forcément de nouvelles notions. Cependant les exigences sont plus importantes. On demande aux élèves des formulations précises, plus d’analyses... L’à peu près n’est pas permis. En maths, par exemple, les jeunes apprennent à présenter leurs résultats, à démontrer leur cheminement logique... Tout ceci est bien sûr expliqué aux élèves et ils doivent s’exécuter. Ne soyez donc pas étonné si votre enfant revient avec une mauvaise note alors que tous ses résultats sont justes mais qu’il a omis d’écrire comment il les a obtenus. Plus question non plus de faire l’impasse sur la théorie qui découle de la pratique. Dans toutes les disciplines, il apprendra des termes, des formulations précises qu’il devra connaître par cœur.

Les matières Certaines matières font leur apparition en sixième. Si leur nom et leur importance, en terme d’heures de cours a changé, il n’y a pas vraiment de bouleversements par rapport aux activités de CM 2.


Une surveillance bienveillante Si ces changements n’ont rien d’une tornade, c’est tout de même un tournant à prendre par chaque élève. Une surveillance est nécessaire durant le premier trimestre, même si votre enfant avait l’habitude de travailler seul en primaire. En effet, on voit de bons élèves de primaire s’installer dans l’échec scolaire dès la sixième parce qu’ils n’ont pas compris les nouvelles exigences.

Pas question pour autant non plus d’être sur son dos en permanence, mais quelques conseils, un coup d’œil sur les devoirs peuvent l’aider à avancer sur le bon chemin. Pas besoin d’être compétent dans une matière pour pouvoir intervenir à ce niveau : la lecture du cahier de cours ou du manuel ainsi qu’un peu de bon sens vous suffiront pour lui apporter un nouvel éclairage qui le débloquera. Si vous êtes inquiet, si son passage en sixième à la prochaine rentrée vous préoccupe, ne le laissez pas transparaître. Pour les questions de salles et de professeurs, votre enfant s’y retrouvera très vite. Et, pour le travail, il suffira de prendre les bonnes habitudes dès le début. Le seul véritable gros problème reste le poids du sac.

Malgré les casiers et la diminution du poids des livres, vous verrez votre enfant s’effondrer sous les 7 à 10 kg de son cartable. Veillez donc à ce qu’il ne prenne que le strict nécessaire, ce qui est bien suffisant.

Source :http://www.lalettredesparents.com

mis en ligne le mercredi 23 mars 2005
par ML



  
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