La France a le taux d’encadrement scolaire le plus faible de l’OCDE

La France a le taux d’encadrement scolaire le plus faible de l’OCDE

RAPPORT

Le nombre d’enseignants pour 100 élèves-étudiants est de seulement 6,1, selon le Centre d’analyse stratégique. La proportion de professeurs en primaire et à l’université est insuffisante.

La France a le taux d’encadrement (nombre d’enseignants pour 100 élèves-étudiants) le plus faible de l’OCDE, selon la note de synthèse « Tendances de l’emploi public » de février 2011 du Centre d’analyse stratégique (CAS), une institution placée auprès du Premier ministre.

« La France présente le taux d’encadrement le plus faible, tous niveaux et tous établissements confondus (publics et privés) avec seulement 6,1 enseignants pour 100 élèves-étudiants, contrairement à des pays comme la Suède, la Grèce ou le Portugal où le taux d’encadrement dépasse neuf enseignants », selon la note qui prend comme référence l’année 2007.

Cela s’explique par les plus bas niveaux de l’OCDE dans les écoles primaires (cinq enseignants pour 100 élèves) et dans l’enseignement supérieur (cinq pour 100 étudiants), alors que pour les collèges et lycées, la France connaît un « taux médian » (7,5 enseignants pour 100 élèves).

Moins de moyens et de professeurs en primaire

« Partant d’un taux d’encadrement plutôt faible dans le primaire et le supérieur par rapport aux autres pays de l’OCDE, l’ajustement à la baisse des effectifs doit nécessairement être différencié par niveau d’éducation », est-il préconisé dans cette note.

Déjà, dans un rapport de mai 2010, la Cour des comptes soulignait que la France consacrait moins de moyens en primaire que la moyenne de l’OCDE : 5% de moins en maternelle, 15% de moins à l’école élémentaire (chiffres 2006).

Si, depuis le mouvement universitaire de 2009, le supérieur échappe aux suppressions de poste, tel n’est pas le cas du primaire. Primaire et secondaire confondus, quelque 50.000 postes, en grande majorité d’enseignants, ont été supprimés entre 2007 et 2010, et autant sont prévus entre 2011 et 2013.

La note précise cependant que « des indices concordants signalent une part importante des métiers auxiliaires ou strictement administratifs dans l’éducation » française.

Finalement, « le niveau d’emplois publics que finance l’Etat en faveur de l’éducation se situe globalement à un degré intermédiaire au regard des principales économies étrangères », est-il résumé.

Par ailleurs, en niveau absolu comme relatif, « le salaire des enseignants apparaît faible en comparaison internationale ».

(Source AFP)

mis en ligne le mercredi 16 février 2011
par ML



  
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