ADULTES RELAIS

Les adultes relais

Ce qu’en disent les textes officiels : Depuis les années 2000 un dispositif « adultes relais » est mis en place dans le cadre de la politique de la ville. Les adultes relais doivent assurer des missions de médiation sociale et culturelle. Des postes d’adultes relais intitulés « école/quartiers » sont prioritairement créés au bénéfice des écoles et des établissements publics locaux d’enseignement (collèges et lycées). Leur mission est de renforcer et d’améliorer les liens entre les parents et l’institution scolaire. La nature même de ces missions implique qu’ils puissent exercer leurs activités dans l’ouverture la plus large sur le quartier ou résident les familles et en collaboration avec les structures sociales, de service public ou associatives présentes sur le territoire.

Les adultes relais peuvent être employés par les associations intervenant dans les sites « politiques de la ville » et les collectivités territoriales, les établissements publics : régions, département, établissements publics de coopération intercommunale, organismes HLM,... Ce sont des personnes qui doivent être âgées d’au moins 30 ans, être sans emploi, résider dans les quartiers sensibles. Ce sont des emplois précaires (CDD de 3 ans maximum), rémunérés au SMIC, sans plan de formation et pour certains dépendant directement du Préfet.

Entre le principe et la pratique : Dans certains collèges, les membres des conseils d’administration sont appelés à donner leur accord à la signature d’une convention pour le recrutement d’un adulte relais. Ces mêmes collèges sont parfois confrontés à l’absence d’assistante sociale, d’infirmière, de surveillants et d’assistant d’éducation recrutés par l’Education nationale. Nous appelons les conseils locaux à la plus grande vigilance sur la définition des missions confiés aux adultes relais. Vigilance également face aux tentatives d’introduction de personnel dépendant directement des services préfectoraux dans les établissements. Souvenons-nous de l’épisode du collège Manet de Villeneuve la Garenne dans lequel le Ministre de l’Intérieur avait voulu installer un policier à demeure...

Pour le CDPE 92,

Alain Doustalet

mis en ligne le mercredi 23 mars 2005
par ML



  
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