Chatel cherche l’inspiration sur les rythmes scolaires

C’est l’un des dossiers chauds depuis plusieurs années. Après les sanctions disciplinaires, Luc Chatel s’attaque aux rythmes scolaires. Première étape pour le ministre de l’Education ce jeudi 26 août : le Danemark, un modèle en la matière.

Avec un grand nombre d’heures de cours réparties sur peu de jours et de semaines, les horaires des élèves français constituent une singularité au sein des pays développés. Un rythme qui, d’après les experts, n’aide pas les élèves en grande difficulté à rattraper leur retard.

Le Danemark est l’un des bons élèves des horaires, d’après l’étude Pisa de l’OCDE sur les connaissances des élèves de 15 ans. La particularité de ses établissements : l’innovation, l’autonomie et des horaires adaptables.

Des cours jusqu’à 15h30

Au lycée Oerestad de Copenhague par exemple, les quelques 1000 élèves débutent le matin à 8h et terminent à 15h30 ou 14h selon les jours.

"Dans l’après-midi, le niveau de concentration baisse énormément", explique le chef d’établissement. L’idée clé de ce lycée où les cours ont lieu dans des espaces ouverts et non des classes fermées : "l’épanouissement des élèves".

Comparé aux établissements français, Oerstad jouit d’un grand degré d’autonomie. "J’ai pu moi-même choisir mes professeurs", raconte encore le proviseur, et ceux-ci "modifient les horaires suivant les besoins, parfois du jour au lendemain, les élèves devant regarder les horaires sur leurs ordinateurs".

"Cibler les besoins de chaque élève"

Même constat d’horaires adaptables à l’école fondamentale Hellerup, à Gentofte, au nord de Copenhague, qui fait école primaire et collège. Là non plus, pas de salles fermées. Autres particularités : les élèves évoluent en chaussettes et travaillent en groupes.

"Sur l’année, il y a une norme minimale d’heures" fixées au niveau national, mais "nous nous attachons à cibler les besoins concrets de chaque élève", indique également le directeur des écoles de la commune.

Une élève forte en maths par exemple fera "quatre heure par semaine au lieu des cinq prévues, mais elle passera de trois à quatre heures dans une autre matière si elle y est moins bonne".

"Une planète différente", d’après Luc Chatel. "Il faut se garder de copier telle ou telle initiative", ajoute toutefois le ministre, "mais j’ai vu des choses qui m’intéressent beaucoup, comme l’autonomie des établissements et la différenciation des emplois du temps".

L’EXPRESS

mis en ligne le samedi 28 août 2010
par ML



  
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