Remplacements : Chatel fait la manche...

Remplacements : Chatel fait la manche...

Pour remplacer les enseignants absents, Luc Chatel compte faire appel à des contractuels, des retraités et des étudiants. " Il faut se mobiliser pour toutes les disciplines, parvenir au remplacement des enseignants, dans le primaire comme dans le secondaire, dans les délais les plus brefs : enclencher la recherche de solution dès le premier jour" a déclaré Luc CHatel le 9 mars dans Le Parisien. Il décide donc de mettre fin au traditionnel moratoire de 14 jours.

Mais comment appliquer cette décision alors que le gouvernement a réduit le volant de profs remplaçants ?

"Il est temps de décréter la mobilisation générale à tous les échelons de l’Education nationale" affirme le ministre. Il annonce 3 décisions pour lutter contre les absences. Il propose d’abord "qu’on fasse bouger les frontières académiques" c’est-à-dire de donner la possibilité aux recteurs d’utiliser les remplaçants des académies voisines. Ensuite "pour mieux pallier les absences de courte durée, chaque rectorat devra constituer un vivier supplémentaire de contractuels associés : des personnes qui auront déjà été vues par les inspecteurs, et dont on sait qu’on pourra les appeler au pied levé, pour un ou trois jours, de jeunes retraités de l’Education nationale, des étudiants qualifiés ou adultes diplômés".

Les syndicats protestent contre l’utilisation de personnels non formés pour les remplacements. Pour le Snes, "le Ministre est réduit à des expédients, ne voulant pas reconnaître la nécessité de couvrir les absences des enseignants par des personnels qualifiés et formés. Il pare au plus pressé sans aucun souci pédagogique et au détriment de la qualité de la formation". Pour le Se-Unsa, "remplacer, c’est d’abord enseigner. Cela nécessite une formation complète... Cette « mobilisation générale », sans troupe formée ni convenablement préparée, pourrait vite tourner à la déroute. Pour le SE-UNSA, Le remplacement doit prioritairement relever du recrutement de personnels titulaires". Le Snuipp "dénonce vigoureusement cette utilisation d’étudiants comme moyen de remplacement. Il demande au ministre de faire cesser ce dispositif. Il demande la création de postes nécessaires pour répondre à ces besoins de remplacements".

Du côté des parents, la Fcpe se félicite de la suppression du moratoire de 14 jours.

"La FCPE a été entendue sur les remplacements ! L’ampleur du problème a enfin été reconnue par le ministre, de même que l’absolue nécessité d’y remédier comme elle le revendique depuis des années. La suppression du délai minimum de 14 jours avant remplacement d’un enseignant du second degré est un début de victoire pour la fédération et pour la mobilisation des parents d’élèves sur le terrain. La FCPE se félicite également de ce que le ministre ait repris sa proposition de créer dans chaque académie des « référents remplacements » interlocuteurs des parents d’élèves". La FCPE a déposé 50 recours en justice à propos d’absences dans le 93. LIRE LETTRE OUVERTE DE LA FCPE

mis en ligne le mercredi 10 mars 2010
par ML



  
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