Syndicats et parents inquiets de l’avenir des enseignants "Rased"

Syndicats et parents inquiets de l’avenir des enseignants "Rased"

Les principaux syndicats du primaire ainsi que les fédérations de parents d’élèves FCPE et Peep ont demandé vendredi à être reçus par le ministre Luc Chatel, par crainte d’une "disparition programmée" des enseignants "Rased", spécialistes de la grande difficulté scolaire.

Dans une lettre ouverte au ministre de l’Education nationale datée de vendredi, transmise à l’AFP, ils demandent à le rencontrer du fait du "non respect de l’engagement qui a été donné, suite à l’importante mobilisation de l’an dernier, de maintenir le dispositif des Rased".

En effet, "les choix opérés au plan local s’avèrent en totale contradiction avec cette orientation. Les suppressions de postes dans les départements, combinées aux diminutions drastiques de départs en formations spécialisées, condamnent, à terme, l’existence même des Rased", estiment-ils.

"Pourtant les besoins des élèves, partout sur le territoire, nécessitent même d’augmenter les moyens qui leur sont alloués, notamment en rétablissant les 3.000 postes supprimés et en garantissant un nombre de départs en stage suffisant pour couvrir, a minima, les postes vacants et les départs à la retraite", ajoutent-ils.

Syndicats d’enseignants et fédérations de parents demandent à M. Chatel de "corriger cette situation, notamment pour que les départs en formations soient à la hauteur des besoins pourtant clairement identifiés".

Demandant à être reçus par le ministre, ils ajoutent que si ce n’est pas le cas, ils iront eux-mêmes "le 31 mars" au ministère "pour obtenir les réponses aux questions posées".

Cette lettre est notamment signée de la quasi-totalité des syndicats d’enseignants du primaire : SNUipp-FSU, SE-Unsa, Snudi-FO, Sgen-CFDT, Solidaires et CGT Educ’action.

Les "Rased" interviennent dans plusieurs écoles d’un secteur pendant le temps scolaire auprès d’élèves connaissant des problèmes d’apprentissage, d’adaptation à l’école ou de comportement.

Le prédécesseur de M. Chatel, Xavier Darcos, avait prévu d’en supprimer 3.000 postes, puis avait annoncé que ce chiffre serait ramené à 1.500, après d’importantes mobilisations en 2008/2009.

mis en ligne le vendredi 26 février 2010
par ML



  
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