Mohamed ABOURAR doit revenir en France au plus vite !

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La FCPE des Hauts-de-Seine est indignée par l’expulsion hors de France du jeune Mohamed ABOURAR, élève au Lycée Valmy de Colombes, samedi 23 janvier 2010 à 7h35 du matin.

Indignation non seulement du fait du caractère expéditif de la procédure, mais aussi à cause de l’immense gâchis et des incohérences flagrantes qu’elle traduit.

Mohamed est venu en mars 2004 rejoindre à Corbeil-Essonnes son père, qui vit et travaille en France en toute régularité depuis 1977. Mohamed ABOURAR est arrivé en France quelques jours après ses 13 ans. S’il était arrivé avant ses 13 ans, il aurait obtenu automatiquement un titre de séjour à sa majorité.

Ce ne sont pas ces quelques jours qui sont la cause de son expulsion, car sa demande de titre de séjour déposée en préfecture le 26 novembre 2009 n’a même pas été étudiée.

Arrêté, dimanche 17 janvier 2010, suite à un contrôle d’identité, Mohamed a été placé en rétention à Vincennes. Le tribunal administratif de Paris a refusé, jeudi 21 janvier, d’annuler l’arrêté de reconduite à la frontière dont Mohamed a fait l’objet. Il a été conduit à l’aéroport samedi 23 janvier à 4h du matin, moins de six jours après son arrestation, sans avoir pu revoir son père et ses amis.

Lenteur administrative et procédure d’expulsion expéditive : voilà qui résume bien la situation dont a été victime Mohamed.

Pourtant, depuis des années, l’État français avait misé sur l’intégration et la scolarisation de ce jeune. Pourquoi a-t-il changé d’avis ?

En effet, après avoir terminé sa scolarité au Collège La Nacelle de Corbeil-Essonnes, la complexité de sa vie personnelle et familiale avait amené, en août 2007, Mohamed ABOURAR à être pris en charge, en accord avec son père, à Massy dans un foyer de la Fondation d’Auteuil, partenaire de l’Etat pour la construction et l’insertion professionnelle des jeunes.

Mohamed a alors pu préparer un CAP en maintenance des bâtiments de collectivité qu’il a obtenu en juin 2009. Considérant cet élève comme sérieux volontaire et méritant, l’Aide Sociale à l’Enfance n’a pas hésité, à sa majorité, en mars 2009, à signer avec lui un contrat jeune majeur pour l’accompagner dans son projet.

Souhaitant poursuivre ses études, Mohamed s’est inscrit, en septembre 2009, au Lycée Valmy de Colombes pour préparer un BAC professionnel Hygiène et Environnement, filière prometteuse en débouchés et en poursuite d’étude.

Pour préparer son avenir, Mohamed passait tous les jours quatre heures dans les transports entre Massy où il habitait et Colombes, ville de son Lycée. Ses éducateurs, son père, ses professeurs et toute l’équipe éducative du Lycée Valmy saluent sa volonté au travail, son sérieux et son parcours exemplaire.

Comment imaginer que l’État français ait pu jeter hors du territoire un jeune homme inscrit dans un tel parcours de réussite si la situation de Mohamed ABOURAR avait été vraiment prise en compte ?

Est-ce la politique du chiffre qui a frappé une nouvelle fois pour faire une expulsion de plus ?

Avec les élèves, les enseignants et les parents d’élèves du Lycée Valmy et bien au-delà, la FCPE 92 demande à l’État français de reconnaître son erreur d’appréciation et de faire revenir au plus vite Mohamed ABOURAR en France pour qu’il continue de vivre là où il a choisi de construire sa vie.

Issy-les-Moulineaux, le 25 janvier 2010

Contacts :FCPE 92 : 01 40 93 45 68

mis en ligne le dimanche 31 janvier 2010
par ML



  
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