PAI

Le projet d’accueil individualisé en milieu scolaire

Les projets d’accueil individualisé concernent toutes les pathologies dont l’allergie alimentaire. Il s’agit de l’ensemble des aménagements nécessaires pour accueillir un enfant présentant un problème de santé susceptible de nécessiter un traitement à l’école.

Dans le cas précis des allergies alimentaires, c’est la cantine scolaire qui pose des problèmes pratiques parfois difficiles à gérer, surtout chez les petits de maternelle ou de primaire. Les mesures dépendent du type d’allergie et de sa gravité. En cas d’allergie à l’arachide, la plus sévère des allergies alimentaires du jeune enfant, les parents doivent fournir un panier repas. Dans certaines allergies à l’oeuf également. Pour les autres allergènes, l’éviction de l’aliment est mis en place, avec toutes les difficultés de surveillance que cela impose : l’enfant concerné pouvant très bien se servir dans l’assiette du voisin ou accepter dans la cour de récréation un bonbon ou un gâteau qui lui est interdit. Dans tous les cas, une trousse d’urgence individuelle doit être disponible à l’école. Un protocole très précis est mis au point par le médecin traitant, en collaboration avec le médecin scolaire pour répondre au mieux aux différents symptômes susceptibles de se manifester à l’école (voir tableau). Les consignes doivent être claires et lisibles. En principe, les traitements per os sont de rigueur ; une nouvelle présentation d’adrénaline en stylo injectable, ne nécessitant aucune manipulation, pourrait faire prochainement évoluer cette règle ; mais ce nouveau dispositif n’est disponible actuellement que sur prescription hospitalière.

Le cadre réglementaire

Les PAI (projets d’accueil individualisé) sont régis par la circulaire n° 99-181 du 10 novembre 1999. C’est le texte de référence pour les allergies alimentaires comme pour les autres pathologies nécessitant un aménagement de la scolarité. Cette circulaire a été élaborée par l’Education nationale et, dans le cadre particulier qui nous intéresse, envoyée aux municipalités chargées de la gestion des cantines. La réaction des communes a été variable. Dans certaines, les difficultés liées à l’accueil des enfants présentant une allergie alimentaire ont été bien acceptées ; le personnel qui s’occupe des cantines a reçu une formation. Quelques localités ont même pris l’initiative de créer des restaurants scolaires adaptés. D’autres ont, dans un premier temps, refusé d’assumer cette nouvelle responsabilité. Actuellement, la situation semble évoluer favorablement et, dans la majorité des communes, les PAI pour les enfants présentant des allergies alimentaires sont en place. Il y a une meilleure reconnaissance des enjeux, du rôle de chacun et des vertus du dialogue. C’est sûrement un progrès dans le sens de l’intégration des enfants ayant un problème de santé à l’école.

D’après un entretien avec le Dr Sylvie Leroy, pédiatre, médecin scolaire académie de Versailles, inspection académique des Hauts-de-Seine.

Une responsabilité parentale

Ce sont les parents qui font la demande de PAI et en prennent l’entière responsabilité. La mise en place du PAI est un temps privilégié d’information, de discussion et d’écoute réciproque. Le médecin scolaire, en relation avec le médecin traitant et l’allergologue, répond au mieux à cette demande, tout en informant les parents des risques encourus. En effet, certains d’entre eux ne réalisent pas les difficultés et les enjeux de la prise de repas en milieu scolaire en cas d’allergies alimentaires souvent multiples.

mis en ligne le samedi 19 mars 2005
par ML



  
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