Les ados n’ont pas une bonne image du travail des parents

Les ados n’ont pas une bonne image du travail des parents Caroline Beyer

Plus des deux tiers des adolescents jugent l’activité de leur parents « stressante, fatigante », voire « très dure », contre 20% seulement qui la considèrent « épanouissante ».

« C’est nous qui les supportons nos parents, quand ils rentrent du travail ! ». Amélie Perreault, jeune auteur de « Mr le Président, j’ai 15 ans et je voudrais vous dire », ne mâche pas ses mots en commentant les résultats de l’enquête menée par l’Observatoire de la Parentalité en Entreprise (OPE) sur la vision qu’ont les ados de la vie professionnelle de leurs parents. Nullement intimidée de se retrouver face au ministre du Travail Xavier Darcos et à la secrétaire d’Etat en charge de la famille, Nadine Morano, l’adolescente a résumé le message de sa génération aux « parents salariés ». « Nous ne sommes pas leur psy, et nous n’avons pas toujours envie d’entendre le récit de leurs péripéties négatives », a-t-elle expliqué, évoquant des « conversations trop sélectives » qui ne font apparaître au fond que les aspects négatifs de leur vie professionnelle.

Selon le baromètre réalisé par l’Observatoire de la parentalité, auprès de 500 jeunes âgés e 14 à 17 ans, les adolescents ont une bonne connaissance des activités de leurs parents : 91% « savent dire en quelques mots » ce que fait leur mère au quotidien, et 84% pour leur père. Ils disent d’ailleurs en parler régulièrement : 70% « au moins une fois par mois » avec leur mère et 58% avec leur père. Et visiblement, cela leur suffit ! C’est aussi un des enseignements du sondage : 71% ne souhaitent pas en parler « ni plus souvent, ni moins souvent ». D’ailleurs, les questions ouvertes sur ce thème sont révélatrices : « J’aime savoir ce qu’ils font mais je ne veux pas entrer dans les détails » ou « J’en entends déjà assez ». Mais le plus inquiétant tient à ces 71% d’adolescents jugeant l’activité de leur parents « stressante, fatigante », voire « très dure », contre 20% seulement qui la considèrent « épanouissante ». « Ce n’est peut-être pas la bonne image du travail qu’il faut donner aux générations futures », a estimé Xavier Darcos. Ces ados feront en effet, d’ici 3 à 5 ans, leurs premiers pas sur le marché du travail.

Jérôme Ballarin, président de l’OPE a salué par ailleurs l’arrivée de 31 nouvelles entreprises et organisations.

Parmi elles, Accenture, Aviva, Sodexo, ALJ Production dirigée par Alexia Laroche-Joubert ou encore BETC EuroRSCG, présidée par Mercedes Erra. En signant la Charte de la parentalité, ces sociétés se sont engagées à mettre en place des outils facilitant la vie des salariés parents. Au total 153 entreprises sont aujourd’hui associées à l’OPE.

mis en ligne le mercredi 2 décembre 2009
par ML



  
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