Un ado sur deux utilise son portable en cours

Un ado sur deux utilise son portable en cours

Les enseignants, qui doivent composer avec sms et sonneries en cours, ne seront sans doute pas étonnés par les résultats du sondage sur les ados et le portable publié ce mardi. Commandée conjointement par l’Union nationale des associations familiales (Unaf) et l’association de prévention des dangers d’internet Action Innocence, cette étude a été menée par TNS Sofres auprès de 500 jeunes de 12 à 17 ans.

On y apprend d’abord que près des trois quarts des 12-17 ans ont un portable (49% chez les 12-13 ans). Ensuite qu’ils sont près de la moitié à l’utiliser en classe. 54% disent même avoir déjà reçu un appel ou un message qui a fait sonner le téléphone en plein cours (sans nécessairement l’utiliser). Ils sont aussi 7% à confesser avoir déjà filmé leur professeur, et à peu près autant à avoir filmé une bagarre (le fameux « happy slapping »). Pas toujours impunément : 21% se sont déjà fait confisquer leur portable par le prof ou le proviseur.

Interrogés sur les dangers du mobile, les ados paraissent plutôt conscients des risques, mais n’agissent pas forcément en conséquence. Par exemple, ils savent tous que dormir avec son portable sous l’oreiller est déconseillé, mais un tiers le fait. Idem pour l’utilisation du kit oreillette (77% savent qu’il est conseillé mais 34% seulement l’utilisent) ou, côté civisme, pour le téléphone dans le train (90% le font). 15% déjà harcelés

15% des ados sondés disent donner leur numéro de portable à un inconnu rencontré sur internet. Ils sont autant à dire avoir été déjà été harcelés sur leur portable, et à avoir déjà reçu des messages à caractère sexuel de la part d’un camarade. 10% en ont déjà reçu de la part d’un inconnu. Mais tous ne le garde pas pour eux : un sur cinq a déjà prévenu ses parents à cause d’une photo ou d’une vidéo qui les avait choqués.

« Il ne se passe pas un jour sans que nous recevions un appel d’un professeur nous informant qu’un élève a été filmé dans les vestiaires, ou dans une situation à caractère sexuel », relève Véronique Fima, directrice d’Action innocence, qui juge que les résultats de l’enquête « ne sont pas alarmants mais posent des questions ». Sur le dialogue parents-enfants notamment. L’enquête montre en effet que les discussions en famille sur le portable dépasse rarement le choix du forfait ou du modèle. « Comme si les parents s’amendaient des questions de fond : la santé, la sécurité, le civisme... », regrette Véronique Fima.

Enfin, cette info d’importance : un quart des ados ont déjà rompu avec leur copain / copine par SMS... dont 30% des ados de 12 ans.

mis en ligne le mardi 6 octobre 2009
par ML



  
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