H1N1 : La liste officielle des personnes à risque pose à nouveau la question du maintien en poste des femmes enceintes

H1N1 : La liste officielle des personnes à risque pose à nouveau la question du maintien en poste des femmes enceintes

Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a défini le 10 septembre les priorités pour la vaccination contre le virus H1N1. Les femmes enceintes sont la catégorie la plus à risque. Ce n’est pas le cas des scolaires. Il relève que "la maladie affecte principalement les sujets âgés de 5 à 50 ans", les personnes agées de plus de 65 ans sont moins touchées : leur mémoire immunitaire garderait trace d’un virus antérieur proche de H1N1. "La létalité de la grippe H1N1 apparaît actuellement modérée, proche de celle de la grippe saisonnière" souligne le HCSP. Mais "les femmes enceintes constituent un groupe particulièrement à risque".

Le HCSP demande donc que les vaccins soient administrés, après le personnel médical, dans l’ordre de priorité, aux femmes enceintes à partir du début du 2d trimestre, à l’entourage des nourrissons (pour réduire la transmission aux nourrissons), aux nourrissons âgés de 6 à 23 mois avec facteurs de risque, aux personnés de 2 à 64 ans avec facteur de risque, aux nourrissons de 6 à 23 mois sans facteur de risque, aux personnes de plus de 65 ans avec facteur de risque, aux sujets de 2 à 18 ans sans facteur de risque (pour réduire la transmission), et enfin aux sujets âgés de 19 ans et plus sans facteur de risque.

Les pathologies à risque sont les affections broncho-pulmonaires chroniques, les cardiopathies congénitales, insuffisances cardiaques graves, les néphropathies, les accidents vasculaires cérébral invalidants, myopathie, épilepsie, les drépanocytoses, le diabète non équilibré, les personnes en immunodépression.

Plus que d’autres catégories de la population, les enseignants seront au contact du virus durant la pandémie. La question de la protection des enseignants "à risque" , et particulièrement des enseignantes enceintes, va se poser. Certains pays ont commencé à les retirer provisoirement des classes. C’ets le cas par exemple, au cas par cas, au Québec. En France le ministère invite les enseignants des catégories menacées à se faire connaître. Au risque de se trouver dans les semaines à venir devant des drames humains.

Communiqué HCSP

mis en ligne le samedi 12 septembre 2009
par ML



  
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