Service minimum à l’école, ça coince encore

Service minimum à l’école, ça coince encore

L’application de la loi promet d’être chaotique le 7 octobre, journée de grève dans l’Education.

Vos enfants seront-ils accueillis à l’école mardi prochain ? L’appel à la grève dans l’Education nationale le 7 octobre, sera un test pour le gouvernement, après la promulgation en août de la loi sur le service minimum à l’école.

En pratique, l’application de la loi promet d’être chaotique. Dominique Voynet, maire (Verts) de Montreuil, annonce aujourd’hui qu’elle n’organisera pas d’accueil dans les écoles mardi prochain, comme l’exige la loi, « inapplicable », selon elle.

« Nous sommes confrontés à une mauvaise loi, bricolée à la hâte et inapplicable à bien des égards », estime-t-elle, assurant que sa ville « ne prendra aucun risque avec les conditions d’accueil et de sécurité des enfants ».

Rappelons-le, la loi créant un droit d’accueil à l’école primaire pendant le temps scolaire, en cas de grève (ou « d’absence imprévisible » d’un professeur) impose aux communes d’organiser l’accueil des élèves lorsque la proportion des enseignants grévistes dans une école dépasse 25% de l’effectif. Elle oblige aussi les enseignants grévistes à se signaler à leur hiérarchie 48 heures avant le début du mouvement. Au pied du mur

« Une journée de garderie sans connaissance préalable des enfants et des lieux, qui plus est pour des personnes mal préparées à cette tâche, c’est irresponsable ! », tempète Dominique Voynet, refusant de « mettre au pied du mur » les personnels municipaux et leurs représentants qui « n’ont pu être consultés dans les délais imposés ».

De son côté, le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë a annoncé hier qu’il assurerait le service minimum dans les écoles parisiennes. « La loi est promulguée. Nous sommes républicains, nous l’appliquerons », tout en jugeant « peu réaliste » le délai de 48 heures fixé par la loi pour organiser l’accueil.

En pratique, le principal syndicat des instituteurs (le SNUipp) appelle à la grève dans une vingtaine de départements. Parmi eux, figurent notamment la Seine-Saint-Denis, la Haute-Garonne, les Pyrénées atlantiques, le Nord, ou encore l’Eure-et-Loire. Il n’y a en revanche pas d’appel du SNUipp-Paris.

Source AFP

mis en ligne le samedi 4 octobre 2008
par ML



  
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