L’histoire de l’esclavage enseignée en primaire

L’histoire de l’esclavage enseignée en primaire

Nicolas Sarkozy annonce que la traite négrière figurera au programme des enfants de six à dix ans dès la rentrée prochaine. La traite des Noirs, l’esclavage que la France, comme nombre de nations européennes, a pratiqué durant des siècles dans ses colonies, figurera au programme des élèves d’école primaire dès la rentrée prochaine. C’est l’annonce qu’a fait samedi matin Nicolas Sarkozy, lors d’un discours au Jardin du Luxembourg pour commémorer l’escalavage.

« L’émotion provoquée par la disparition d’Aimé Césaire montre à quel point nous sommes toujours à la recherche de notre histoire. Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu’a été l’esclavage, puissent mesurer les souffrances que l’esclavage a engendrées, les blessures qu’il a laissées dans l’âme », a expliqué le chef de l’Etat.

« La traite des noirs ainsi que l’abolition seront donc introduits dans les nouveaux programmes de l’école primaire dès la rentrée prochaine », a-t-il poursuivi. Une initiative qui n’est pas sans rappeler sa volonté, à l’automne dernier, de faire enseigner la Shoah aux élèves de primaire en leur donnant à étudier l’histoire d’un enfant déporté.

Le gouvernement avait alors dû en partie reculer devant les avis négatifs de l’opinion et de nombreux psychiatres et spécialistes en pédagogie qui jugeait les élèves trop jeunes.

La commémoration décalée au 23 mai

Autre annonce du chef de l’Etat, « le centre national de ressources de l’histoire de l’esclavage voulu par les historiens, les écrivains et toute la communauté scientifique (...) verra le jour très bientôt ».

Le chef de l’Etat a également demandé que soient étudiés au collège et au lycée l’oeuvre d’Aimé Césaire, poète et député martiniquais décédé le mois dernier à l’âge de 94 ans.

En marge de son discours sur l’esclavage, Nicolas Sarkozy a également annoncé que la journée de commémoration, instaurée par Jacques Chirac le 10 mai, se tiendrait désormais le 23.

Une réponse à de nombreuses demandes d’associations, qui souhaitaient commémorer une grande marche, qui avait réuni 40.000 Français des Antilles, de Guyane et de la Réunion le 23 mai 1998. Nombre de ces associations boycottaient la date du 10 mai. Une date qui déplaisait également au parti socialiste, puisqu’elle correspond à la victoire de François Mitterrand en 1981.

mis en ligne le dimanche 11 mai 2008
par ML



  
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