Les élèves d’origine étrangère : le poids des difficultés sociales

Les explications

Comment expliquer les écarts de niveaux entre enfants de parents nés en France et les autres, étrangers ou immigrés ? Selon le ministère de l’éducation, la persistance de ces handicaps scolaires est étroitement liée à la catégorie socioprofessionnelle des parents : en 2001, au collège, 71 % de ces collégiens sont enfants d’ouvriers ou d’inactifs, ce qui n’est le cas que de 39 % des collégiens français. Quant aux élèves étrangers nés hors de France, leur scolarité est encore beaucoup plus perturbée et fréquemment marquée par l’échec, en raison notamment des difficultés d’adaptation à la langue et à la culture de l’école, ainsi qu’à leurs conditions de vie. Ainsi, les deux tiers appartiennent à des familles de quatre enfants et plus, contre 16 % des élèves de parents français. Si l’on fait abstraction de ces différents facteurs, les enfants d’immigrés ont les mêmes chances de préparer un bac général d’après le ministère de l’Education nationale. Conclusion : le système scolaire ne serait pas discriminant vis-à-vis des populations étrangères ou immigrées, contrairement au marché de l’emploi. A l’école, ces enfants sont victimes des mêmes inégalités que les autres enfants des catégories populaires.

[1] Un immigré est une personne née étrangère à l’étranger (elle peut être devenue française). Un étranger est une personne qui n’a pas la nationalité française (elle peut être née en France)

TABLEAU

mis en ligne le mercredi 22 août 2007
par ML



  
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