Carte scolaire : les régions de France demandent une « refondation » plutôt qu’une suppression

Carte scolaire : les régions de France demandent une « refondation » plutôt qu’une suppression

L’Association des régions de France (ARF) estime que la décision gouvernementale de supprimer la carte scolaire d’ici trois ans, « au nom d’une prétendue égalité des chances, laissant croire aux familles qu’elles pourront faire en toute liberté le choix du collège ou du lycée pour leur enfant est un leurre ».

Pour les présidents de conseils régionaux, « la suppression totale de la carte scolaire aura pour conséquences : de renforcer un système de "passe-droit" à l’opposé de sa conception de l’égalité des chances ; d’accroître les inégalités entre élèves et entre établissements, car les critères d’affectation reposeront sur la sélection des meilleurs dossiers ; de vider les établissements qui connaissent des difficultés, en particulier en milieu rural comme en périphérie des villes ; de laisser les inspecteurs d’académie décider seuls de l’affectation des élèves alors même qu’elle concerne tous les acteurs de l’éducation, qu’ils soient personnels de l’Education nationale, parents d’élèves ou les collectivités territoriales. »

Ils jugent que « cette réforme occulte la vraie question de fond qui est posée à tous les acteurs du monde de l’éducation : le système éducatif sera égalitaire quand les ghettos auront disparu, quand l’habitat sera partout diversifié et équilibré ».

Les présidents de régions demandent donc que la carte scolaire, « vidée d’une bonne partie de son sens par le jeu de complaisances diverses », soit « refondée » et non supprimée. Pour l’ARF, cette « refondation doit se faire dans la concertation, dans un cadre qui garantisse la transparence totale de l’ensemble des procédures d’affectation. L’implantation volontariste et équitable des options les plus recherchées par les familles doit être demain un élément favorisant mixité sociale et égalité des chances. »

L’ARF profite du même communiqué pour « dénoncer les conditions d’improvisation et de précipitation de la préparation du texte sur la gouvernance et l’autonomie des universités. » Elle rappelle que les collectivités locales, dans le cadre des contrats de projet avec l’Etat, participent à près de 50% aux investissements des universités. Elle demande qu’un livre blanc soit réalisé comme le gouvernement s’y engage dans son contrat de législature « pour tout projet important de réforme et ce, sous la tutelle d’une commission parlementaire. »

Lire le communiqué

mis en ligne le jeudi 14 juin 2007
par ML



  
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