Absentéisme : Que faire ?

Rien n’y fait. L’Angleterre, le pays le plus répressif en matière d’absentéisme continue à voir croître le nombre d’élèves qui font l’école buissonnière. La hausse n’est pas énorme : le nombre d’absences non autorisées est passé de 1,2 à 1,4% des demi-journées d’école. 7% des élèves du secondaire sont régulièrement absents manquant au moins un tiers des cours.

Pourtant l’Angleterre a mis au point un arsenal répressif sans précédent. Amende, de 100 à 1000 livres, et même prison ferme attendent les parents des élèves absentéistes. Ainsi en 2005, plus d’un millier d’amendes ont été distribuées. L’échec de cette politique est instructif. En France aussi ; dans un pays qui compte 5% d’absentéistes, certains appellent à punir les parents ou même assimilent absentéistes et délinquants.

C’est que l’absentéisme a des causes différentes d’un jeune à l’autre. Pour certains élèves il est le signe d’un désinvestissement scolaire. Celui-ci peut aussi bien provenir de l’ennui ressenti en cours, que de violences, physiques ou morales, subies dans l’établissement. Pour d’autres enfin ce sont des besoins économiques ou des contraintes familiales qui éloignent de l’école.

C’est à nouveau vers la Grande-Bretagne qu’il faut se tourner pour trouver des politiques efficaces. Certaines autorités misent sur les aides économiques pour ramener les élèves qui travaillent à l’école. Ainsi le gouvernement a adopté une sorte de "salaire scolaire".

Une autre approche consiste à lutter contre l’échec scolaire et l’ennui. Ce qui passe par la création d’écoles différentes avec des curriculum particuliers.

Article du Guardian

Se motiver à apprendre

Etude

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mis en ligne le mardi 3 avril 2007
par ML



  
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