Regroupement d’écoles rurales : Robien rassure les partenaires sociaux

Le ministre de l’Education Gilles de Robien a cherché mardi à rassurer les partenaires sociaux à propos des Etablissements publics d’enseignement primaire (EPEP), des regroupements d’écoles rurales qui doivent être expérimentés dès la rentrée 2007.

Les EPEP sont des établissements dont les conseils d’administration, composés majoritairement d’élus, chapeauteront plusieurs écoles primaires.

Le 5 février, le Conseil supérieur de l’Education (CSE), instance consultative et représentative de l’Education nationale, avait massivement rejeté le projet de décret sur l’EPEP, estimant qu’il pourrait conduire à des fermetures d’écoles et réclamant une majorité de représentants des écoles au conseil d’administration.

"Il n’y a pas de concentration dans un site unique. Chaque site garde sa pertinence. Les partenaire sociaux s’inquiètent inutilement", a répondu Gilles de Robien, en visite dans la Meuse où plusieurs EPEP devraient être mis en place.

"Les EPEP ne remettent pas du tout en cause l’école communale. Ils permettent au contraire une concertation beaucoup plus grande entre les élus, l’équipe éducative et les parents. Et quand il y a concertation, il n’y a jamais valeur soustraite mais valeur ajoutée", a poursuivi le ministre.

Le décret sur les EPEP, créés sur la base du volontariat des élus communaux, après avis des écoles concernées, accord de l’autorité académique et du représentant de l’Etat, sera examiné par le conseil d’Etat "dans la semaine qui vient", selon le ministère de l’Education.

Moins d’une dizaine d’établissements du genre, disséminés sur trois départements pilotes, la Meuse, le Cher et le Tarn, devraient voir le jour à la rentrée 2007-2008, de même source.

La durée maximum d’expérimentation de ce programme est de cinq ans.

mis en ligne le mardi 13 mars 2007
par ML



  
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