Le ministère de l’Education crée une plaquette sur les "jeux dangereux"

Le ministère de l’Education crée une plaquette sur les "jeux dangereux"

mardi 20 février 2007

Le ministère de l’Education nationale va envoyer en mars aux établissements scolaires une plaquette de prévention des "jeux dangereux" comme les jeux par asphyxie, des pratiques qui seraient en augmentation chez les enfants et adolescents, a-t-il annoncé lundi.

Cette fiche de prévention, destinée aux parents et aux enseignants, sera aussi mise en ligne sur le site pédagogique du ministère Eduscol, "en mars ou au plus tard en avril", a-t-on précisé de même source.

Le document a été élaboré par un groupe de travail créé au printemps 2006 à la demande du cabinet du ministre, Gilles de Robien.

Ce groupe de travail rassemble sept spécialistes : une membre de la délégation aux victimes du ministère de l’Intérieur, un psychiatre, un pédiatre, un membre d’une unité psycho-pathologique de l’hôpital Debré à Paris, une vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris et deux chefs de bureaux de la direction de l’enseignement scolaire.

Un des membres du groupe de travail a ainsi réalisé une "petite enquête" sur ces jeux dangereux auprès de 69 Samu sur 97 et auprès de 48 Service départementaux d’incendie et de secours (Sdis) sur 51. Cette recherche a révélé pour l’année 2005 une totalité de 9 cas de jeux dangereux dont 6 décès.

Cinq cas avait été signalés pour 2004, a-t-on précisé au ministère.

Dans cette plaquette de prévention, l’accent sera mis sur les différents types de jeu que le cabinet a recensés dans une note interne.

Il s’agit des "jeux par asphyxie" qui "consistent à freiner l’irrigation sanguine du cerveau" et "s’initient généralement en groupe et se pratiquent parfois seul", mais aussi des "jeux contraints", où l’enfant devient le bouc émissaire et se voit battu dans le "jeu des cartons rouges, de la ronde, de la machine à laver ou du happy slapping (tabassage filmé, ndlr)".

Le ministère a recensé enfin les "jeux intentionnels" où l’enfant est "a priori d’accord pour participer" à des jeux comme "le jeu du cercle infernal" ou "le petit pont massacreur".

"Nous souhaitons permettre aux adultes de mieux appréhender ce phénomène et repérer des signes chez les enfants et adolescents comme des traces rouges sur le cou, des changements de comportement ou la découverte d’un foulard ou d’une ceinture que l’enfant voudrait garder en permanence", a ajouté le ministère.

Dépêche VousNousIls du 20 février 2007

mis en ligne le mardi 20 février 2007
par ML



  
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