Convention pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, dans le système éducatif

Convention pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, dans le système éducatif


NOR : MENE0603248X RLR : 100-9 ; 420-0 ; 501-0 ; 610-0 CONVENTION DU 29-6-2006 MEN DGESCO MIPA


Le ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement, Le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Le ministère de la justice, Le ministère des transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer, Le ministère de l’agriculture et de la pêche, Le ministère de la culture et de la communication, Le ministère délégué à la cohésion sociale et à la parité, Le ministère délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche

Aujourd’hui, les femmes poursuivent des scolarités jusqu’au plus haut niveau de formation ; elles représentent près de la moitié de la population active et accèdent à des métiers et à des niveaux hiérarchiques longtemps réservés aux hommes. Toutefois, force est de constater la persistance de difficultés rencontrées par les femmes dans leur trajectoire professionnelle ; elles sont plus souvent que les hommes confrontées au chômage, aux emplois précaires, au temps partiel contraint, et souvent moins bien rémunérées. En outre, l’emploi des femmes se caractérise par une concentration dans le secteur tertiaire, ainsi que par une large sous-représentation aux postes de direction. Ces disparités s’expliquent notamment par des différences sexuées dans les profils de formation initiale, marqués par une sous-représentation des jeunes filles dans les filières scientifiques et technologiques porteuses d’emplois. En 1984 et 1989, des conventions bilatérales ont été signées entre les ministères chargés de l’éducation nationale et des droits des femmes visant essentiellement à favoriser la diversification des choix professionnels des jeunes filles. Une démarche interministérielle plus ambitieuse a ensuite été entreprise dans le cadre de la convention du 25 février 2000, afin de travailler également à la modification des stéréotypes de sexe qui influent sur les choix d’orientation et à la promotion d’une éducation fondée sur le respect mutuel. La convention interministérielle de 2000, qui vient aujourd’hui à terme, a permis d’encadrer et de pérenniser l’action menée en faveur de l’égalité entre les sexes dans le système édu catif. Ainsi, la structuration des groupes interministériels locaux qui s’en est suivie, a conduit à la mise en place de nombreuses actions, dont les réunions nationales d’échanges de pratiques ont démontré la richesse et l’originalité. Les progrès accomplis, avec, à titre exemple, une augmentation de 9 points de la part des femmes parmi les diplômés d’écoles d’ingénieurs entre 1985 et 2003, passant de 15,7 % à 24,7 %, témoignent de la nécessité de poursuivre ces efforts. Par la présente convention, les parties signataires s’engagent à renforcer l’action interministérielle pour la promotion de l’égalité entre les sexes dans le système éducatif. Réaffirmant les principes de mixité et d’égalité entre les sexes comme fondateurs du système éducatif, conformément à l’article L. 121-1 du code de l’éducation tel que modifié par la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005 ; Réaffirmant également la volonté d’une action menée dès les classes de maternelle jusque dans celles de l’enseignement supérieur et de la recherche, engageant l’ensemble des acteurs et actrices du système éducatif ; Réaffirmant, en outre, la nécessité de combiner la mise en œuvre d’une approche intégrée de l’égalité, se traduisant par la prise en compte de la dimension sexuée dans l’ensemble de la démarche éducative, avec la mise en place de mesures spécifiques en direction des filles ;

LIRE LE BULLETIN OFFICIEL

mis en ligne le jeudi 1er février 2007
par ML



  
BRÈVES

Free counter and web stats