Policiers référents dans les Hauts-de-Seine

Policiers référents dans les Hauts-de-Seine

Le Conseil général, l’Education Nationale et la Police Nationale étendent le dispositif après un bilan très positif de la première expérimentation

Le Conseil général, l’Education Nationale et la Police Nationale étendent le dispositif après un bilan très positif de la première expérimentation.

Le 24 février 2006, une convention-cadre était signée entre le Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, l’Education Nationale et le Préfet des Hauts-de-Seine.

Ce cadre départemental expérimental de coopération visait à renforcer la sécurité au sein des collèges publics des Hauts-de-Seine et à participer à la mise en œuvre d’actions de prévention des violences par la mise en place de "Policiers référents".

Cette première expérimentation concernait 12 collèges de Clichy, Antony et Courbevoie selon des modalités très précises : mise en place des Policiers référents uniquement à la demande des chefs d’établissements, missions de préventions, possibilité pour les policiers référents de recueillir des plaintes sur place en cas de besoin.

Le 16 août 2006, une circulaire interministérielle (parue au BOEN le 31 août) précisait ces modalités au plan national, indiquant notamment : "Le chef d’établissement peut, après avoir informé son Conseil d’Administration, en concertation avec les unités de police ou de gendarmerie, demander à celles-ci d’organiser, dans l’enceinte de l’établissement, une permanence d’un agent des forces de l’ordre".

En octobre 2006, l’Inspection d’Académie a remis au Conseil général des Hauts-de-Seine le premier bilan du dispositif expérimental établi à la suite d’un questionnaire d’évaluation adressé aux principaux des douze premiers collèges concernés.

Les résultats sont très positifs et répondent aux objectifs des partenaires des collèges qui ont souhaité expérimenter ce dispositif. Les chefs d’établissements ont souligné la qualité des relations nouées avec chacun des policiers référents, leur disponibilité et leur réactivité. De plus, le fait d’avoir un interlocuteur unique, identifié, connu par la communauté éducative et la possibilité de déposer une plainte ou des mentions de main-courante dans l’enceinte même du collège, répond à une attente forte des personnels, notamment en cas d’incident.

Ce premier bilan conduit le Conseil général des Hauts-de-Seine, l’Education nationale et la Police Nationale à poursuivre et étendre ce dispositif, toujours sur la base du volontariat des chefs d’établissements.

Ainsi, dès le début de l’année 2007, 32 nouveaux collèges seront concernés par cette extension

-  Collège Albert Camus de Bois-Colombes
-  Collège Evariste Gallois de Bourg-la-Reine
-  Collège Van Gogh de Clichy (ouvert en septembre 2006, les deux autres collèges ayant fait partie de la première expérimentation)
-  Collège Les Ormeaux de Fontenay-aux-Roses
-  Les 5 collèges de Colombes
-  Les 4 collèges d’Asnières-sur-Seine
-  Les 3 collèges d’Issy-les-Moulineaux
-  Les 4 collèges de Boulogne-Billancourt
-  Les 3 collèges de Gennevilliers
-  Les 3 collèges de Bagneux
-  Les 3 collèges de Suresnes
-  Les 3 collèges de Châtenay-Malabry

Au total, après cette extension du dispositif, 44 collèges pressentis dans 14 communes et 11 circonscriptions de la Police Nationale du département.

Les Policiers référents, qui seront déchargés de leurs autres missions de police pour se consacrer exclusivement aux collèges, interviendront, à la demande des chefs d’établissements, dans le cadre suivant :

-  Conseiller le principal et les membres de la communauté éducative sur toutes les questions relatives à la sécurité au sein des établissements,
-  Procéder, avec les services compétents du Conseil général et de l’Education Nationale, à la réalisation périodique de diagnostics de sécurité,
-  Participer aux différentes actions de préventions menées dans l’établissement,
-  Procéder, à la demande du principal, à des rappels aux règlements,
-  Tenir, à la demande du principal, des permanences au sein du collège pour rencontrer les personnels et les élèves,
-  Etre le correspondant direct et unique, pour la Police Nationale, du principal en matière de transmission de signalements d’incidents ou d’infractions survenues au sein du collège,
-  Procéder, directement et sur les lieux, à la prise éventuelle de plaintes à la suite d’infractions commises à l’encontre des personnels ou des élèves, à l’intérieur ou aux abords immédiats du collège.

Le Conseil général des Hauts-de-Seine assure une partie du financement des matériels informatiques, téléphones portables et scooters électriques puisque les policiers référents n’ont pas de bureaux dédiés dans les collèges et qu’ils interviennent uniquement à la demande expresse du principal.

mis en ligne le jeudi 30 novembre 2006
par ML



  
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