Apprentissage junior

Apprentissage junior

Le décret relatif à la formation d’apprenti junior (n°2006-764) est publié au journal officiel du samedi 1e juillet 2006. Pris en application de la loi du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances, ce texte fixe les modalités de mise en œuvre de cette nouvelle voie de formation en alternance ouverte aux jeunes dès l’âge de quatorze ans. Celle-ci est mise en œuvre à la présente rentrée scolaire.

Le dispositif est composé de deux phases : pendant la première, l’apprenti junior suit une formation en lycée professionnel ou en CFA (centre de formation d’apprentis) pendant laquelle il effectue des stages de découverte professionnelle en entreprise. Puis, à partir de l’âge de quinze ans, le jeune peut signer un contrat d’apprentissage classique sans avoir à demander une dérogation comme le prévoyait la réglementation jusqu’à présent.

ADMISSION

L’admission dans la formation d’apprenti junior est prononcée par le chef d’établissement du lycée professionnel ou le directeur du centre de formation d’apprentis dans lequel est ouverte la formation d’apprenti junior. Elle intervient à la rentrée de l’année scolaire suivante. Elle peut intervenir, par dérogation de l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale, pendant l’année scolaire en cours.

ETABLISSEMENT D’ORIGINE

L’élève inscrit dans une formation d’apprenti junior continue d’être rattaché à son collège d’origine pendant toute la durée de la formation. Cet établissement est informé régulièrement du déroulement de la formation.

SOCLE COMMUN

Les élèves admis en formation d’apprenti junior effectuent un bilan des connaissances et des compétences acquises, « notamment au regard du socle commun de connaissance set de compétences ».Effectué à l’entrée au lycée professionnel ou au CFA, le bilan sert de base à l’élaboration d’un projet pédagogique personnalisé qui définit, pour l’ensemble de la formation d’apprenti junior, les périodes de formation donnant lieu à des bilans d’étape ».

TUTEUR PEDAGOGIQUE

Le chef d’établissement du lycée professionnel ou le directeur du centre de formation d’apprentis dans lequel est ouverte la formation d’apprenti junior désigne au sein de l’équipe pédagogique un tuteur chargé de suivre l’apprenti junior durant sa formation.

En coordination avec les autres membres de l’équipe pédagogique, le tuteur organise des entretiens avec l’apprenti junior afin de procéder à des évaluations régulières de la formation, assure la liaison avec son établissement d’origine et avec les entreprises qui l’accueillent en stage ou en apprentissage, recherche tout appui susceptible de l’aider à résoudre d’éventuelles difficultés liées à sa formation ou à sa vie personnelle.

STAGES

Les stages en milieu professionnel effectués pendant le parcours d’initiation aux métiers sont des stages d’initiation ayant pour objectif de permettre aux élèves de découvrir différents milieux professionnels afin de développer leurs goûts et aptitudes et de définir un projet de formation ultérieure.

TUTEUR PROFESSIONNEL

Durant ces stages, l’apprenti junior est suivi par un tuteur. Le chef de l’entreprise où est effectué le stage peut assurer lui-même le tutorat ou désigner un tuteur parmi les salariés de l’entreprise.

GRATIFICATION

Lorsqu’un stage en milieu professionnel excède une durée de 20 jours de présence dans la même entreprise, y compris de manière discontinue, il donne lieu, à l’issue de cette période, au bénéfice de l’apprenti junior au versement par cette entreprise d’une gratification correspondant à 20 % du salaire minimum de croissance par heure d’activité, sans préjudice du remboursement éventuel par l’entreprise des frais de nourriture et de transport.

LIVRET

A l’issue de chaque phase de formation, les éléments du socle commun de connaissances et de compétences acquis par l’apprenti junior sont validés et inscrits dans un livret d’apprenti junior.

CONTRAT

L’élève en parcours d’initiation aux métiers, avec l’accord de son représentant légal, peut signer un contrat d’apprentissage à partir de quinze ans si, au vu d’un bilan portant notamment sur les connaissances et les compétences acquises, il est jugé apte à poursuivre l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences par la voie de l’apprentissage.

REPRISE DE SCOLARITE

Si l’élève en parcours d’initiation aux métiers n’est pas jugé apte à poursuivre l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences par la voie de l’apprentissage, il reprend sa scolarité ou poursuit le parcours d’initiation aux métiers sous statut scolaire dans un lycée professionnel ou dans un centre de formation d’apprentis.

Si l’apprenti junior demande à mettre fin à sa formation pour reprendre sa scolarité dans un collège ou un établissement d’enseignement agricole ou maritime, il est procédé lors de son retour à un bilan approfondi au vu duquel il intègre la classe qui correspond au niveau de connaissances et de compétences qu’il a atteint.

Informations détaillées

Académie de Versailles - 2006

mis en ligne le jeudi 26 octobre 2006
par ML



  
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